
L'intégration avec un ERP est souvent un point sensible dans un projet de déploiement d'un PLM chez un client. Même s'il n'y a rarement d'incertitude technique de nos jours avec les architectures SOA, une intégration est rarement simple. Cela nécessite effectivement de maitriser à la fois le fonctionnel, les technologies et les plateformes des deux systèmes à intégrer. Ces multiples compétences ne sont pas légion !
Or aujourd'hui, ce besoin est réellement récurrent. Les entreprises ont fait l'acquisition de plusieurs systèmes et il est naturel de les faire dialoguer pour avoir une vision unifiée du système d'information. En effet, la valorisation du système d'information dans son ensemble peut facilement être une priorité par rapport à telle ou telle fonctionnalité de tel ou tel système. L'objetif est d'aller plus loin que l'export de nomenclature pour envisager d'autres scénarios comme l'intégration des coûts actualisés lors de la conception ou supprimer la double saisie.
Lascom a donc cherché à traiter cette problématique avec une solution industrielle et packagée. Après avoir utilisé quelques EAI du marché, notre choix s'est tourné vers Biztalk.
Pour le client final, les gains sont multiples :
Pour Lascom, au delà du soucis de nos clients, le choix s'est aussi fait en fontion des critères suivants :
Par Charles HENRIOT le 4 juin 2010, 11:44
Mots-clés : EAI, EDI, Intégration, Biztalk, ERP, Lascom PLM
Bonjour,
Quel plaisir de pouvoir s'exprimer librement sur mon tout nouveau blog ! Marié depuis 40 jours, il y a beaucoup à dire...
Plus sérieusement, étant directeur technique de Lascom cela me donne l'occasion de réfléchir sur le futur des applications telles qu'Advitium.
Quel avenir pour les applications métier ?
Les applications web sont devenues la norme aujourd'hui. Cela ne s'est pas fait sans mal pour les applications traditionnelles comme Advitium qui ont dû investir massivement pour réaliser cette transition. Ainsi, toute l'industrie du web s'est donc focalisée sur ces nouvelles architectures et ses intérêts. Et cet enthousiasme en a masqué les inconvénients : si le web permet de répondre à un accès aux applications depuis n'importe quel endroit et n'importe quel poste, cela ne va pas sans contraintes, contraintes qu'on souvent tendance à oublier.
Revenons un peu en arrière :
Comme Internet était essentiellement une façade où le design avait une place centrale, les applications ont dû suivre ce même mouvement.
Ainsi, on a vu les designers web et les concepteurs d'applications discuter ensemble pour offrir des interfaces plus proches des attentes des utilisateurs : l'apparation de couleurs dans les applications, des interfaces plus épurées, plus simples et dont les principes sont toujours les mêmes (je clique et je vois). Cette uniformisation et simplification ont alors permis de toucher des utilisateurs auparavant inaccessibles.
Le web (HTTP, HTML...) vient effectivement du secteur de l'imprimerie (SGML) avec une mise en page statique mais fidèle qui est loin des exigences des applications interactives. Les premières initiatives pour rendre ce modèle plus vivant vient de macromédia avec Flash, mais dans un but essentiellement marketing. Le Web 2.0 était donc la réponse des applications qui achevait donc l'ouvrage du web. Tout le monde peut donc être web : l'information, le design et les applications métier... En principe.
Mais si cette logique prévaut effectivement pour des sites dont le principal objectif est de fournir de l'information, le défi est plus ardu pour les applications. Ces dernières doivent à la fois répondre aux besoins d'utilisateurs "chevronnés" et d'utilisateurs occasionnels.
Car ce mouvement de simplification a entrainé des coûts et une ergonomie globale moins propice à une utilisation intensive quotidienne.
En parallèle, cette évolution de l'ergonomie s'est donc naturellement accompagnée d'une centralisation des serveurs pour garantir cet accès unique et cette information unique.
Ainsi, la puissance de calcul des postes clients est inutilisée au détriment de la puissance des serveurs qui est souvent le facteur limitant. Ce deuxième coût en plus de l'ergonomie a un impact fort pour les utilisateurs.
En conséquences, il convient de donner une réponse satisfaisante à toutes ces exigences : accès unique et simple mais surtout rapide et performant.
La suite la semaine prochaine...
Par Charles HENRIOT le 23 octobre 2008, 11:18